
A Snowflake (3:25)
Floating/Sinking (4:08)
A Glacier (3:17)
A Simple Reminder (1:15)
Stopping On The Broadway Bridge (7:28)
Another Glacier (3:51)
Something Has Changed (2:23)
Broken Patterns (3:32)
An Ending (4:29)
A Beginning (1:57)
L'an passé, à la demande des danois d'Efterklang qui avaient formulé le souhait de le voir arpenter les routes avec eux, le jeune Peter Broderick a plaqué Portland pour Copenhague. Et pour l'avoir aperçu et apprécié sur scène à l'occasion de cette tournée commune, l'annonce d'un album laissait augurer de belles choses dans la sphère largement fréquentée du néo-classique.
Se situant dans le prolongement direct d'un single et d'un mini-album annonciateurs, Float fait montre d'une unité de ton liée d'une part à la récurrence de thèmes mélodiques, d'autre part à l'omniprésence de cordes (piano, violon et violoncelle pour l'essentiel) qui s'expriment dans un vocabulaire et une grammaire que l'on croyait jusqu'alors être l'exclusivité de Sylvain Chauveau ou Max Richter.
Comme chez ces maîtres du genre, l'humeur générale est à la mélancolie contemplative, la surcharge sonore est prohibée, ce qui n'empêche nullement aux cordes maîtresses d'accueillir des voix (les intonations du double-mixte vocal sur A glacier et Another glacier ne sont pas sans évoquer The Dead Texan), de s'acoquiner de quelques triturages numériques, de prendre de l'étoffe de manière ascensionnelle sous l'impulsion d'une batterie et d'un banjo (Broken patterns), ou de venir s'enrichir d'un supplément de matière organique sous la forme d'une instrumentation discrète et variée (célesta, Theremin, scie musicale, banjo, etc...). Une palette aux variations subtiles que la longue pièce centrale Stopping on the Broadway bridge pourrait à elle seule résumer, avec ses pensées évasives de piano automnal momentanément interrompues par un tandem de drones et sostenuto de cordes émaillé d'une touche de banjo et célesta.
Même si Float se situe un cran en deçà des oeuvres du grand Max, il constitue la preuve irréfutable d'une belle maîtrise du sujet de la part de son auteur (surtout si l'on prend en ligne de compte ses seulement 21 ans).
(8.5)
Sébastien Radiguet, Ondefixe
After a bit of a break the Type label return with this long awaited album from the enigmatic Peter Broderick, an artist who has already been courted by more high profile labels than we care to mention. By the time you'll have finished playing through this incredible album once you'll already feel like you've somehow known this music all your life. Broderick has an inimitable ability to score work that's both technically complex and effortlessly archetypal, so much so that listening to it now im convinced I've heard this music in films, adverts, documentaries - I just can't place exactly where or when. Piano, violins, cello, drums, banjo and guitar take centre stage, painting intimate pictures with that same widescreen quality that so many of you have loved about the likes of Max Richter, Johan Johannsson, Harold Budd, Alberto Iglesias or Michael Nyman - but Broderick makes more than just a pretty sound, his composition barely believable for a man of his age (incredibly, this guy is just 21 years old), his arrangements handled with a kind of masterly self assurance that's so often lacking with this sort of music. There's enough substance to offset the pastoral beauty of the music, enough uncertainty to keep proceedings from turning to unbridled romance - Broderick's music is multi-faceted, deep and utterly unforgettable. We honestly reckon this album is nothing short of a masterpiece, grab yourself one of these and make your life a tiny bit better...
Boomkat
buytry